Test de C-Smash VRS réalisé sur Meta Quest 2 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Squash | Casse-briques
- Développé par Wolf & Wood | Édité par RapidEyeMovers
- PlayStation VR2 – 23 mars 2023
Meta Quest 2 | Meta Quest 3 | PICO 4 – 4 avril 2024 - Toute l’actualité du jeu | de la série
Ce 4 avril 2024, C-Smash VRS sortira sur Meta Quest 3, Meta Quest 2 et PICO 4, au prix de 19,99 €. Également disponible sur PlayStation VR2 depuis le 23 mars 2023, le casse-briques en réalité virtuelle de Wolf & Wood, édité par RapidEyeMovers, remet au goût du jour un classique méconnu de SEGA.
Test de C-Smash VRS sur Meta Quest 2
Quel drôle d’oiseau que Cosmic Smash, initialement sorti sur NAOMI, le 11 janvier 2001, avant d’être porté sur Dreamcast, le 13 septembre de la même année. À mi-chemin entre squash et casse-briques, l’OVNI de SEGA Rosso se distinguait par son esthétique minimaliste, ainsi que son boîtier extraordinaire, au format DVD, à la place des jewel cases traditionnels de la console. Le titre n’a pas aussi durablement marqué l’histoire que d’autres jeux de l’éditeur, dont Rez, sorti quelques mois après et auquel on le compare régulièrement.
Avec C-Smash VRS, nouvelle interprétation sous licence officielle qui ne donne pas son nom, Wolf & Wood érige justement un pont entre les deux expériences. On retrouve ainsi son gameplay dynamique et son esthétique singulière. Le travail pointilleux sur l’ambiance et l’immersion de la réalité virtuelle, en revanche, le rapprochent de… Rez Infinite.
Une prise en main immédiate
On est donc toujours en présence d’un jeu de squash cosmique, même si les voyages orbitaux, à bord d’un vaisseau spatial, remplacent le réseau du métro d’antan. La prise en main façon motion gaming est excellente et les coups droits, comme les revers, sortent tout naturellement. Les effets sont exagérés mais faciles à réaliser. Les déplacements latéraux s’effectuent au joystick, ou en se déplaçant de gauche à droite, pour les plus courageux. Attention à l’espace toutefois, un lustre ayant fait les frais d’un smash rageur au cours du test.
Dans cette vision moderne du casse-briques, le level design se révèle particulièrement soigné. Les panneaux ont des propriétés suffisamment différentes pour varier les approches. Outre ceux qui possèdent plusieurs barrières, certains se déplacent ou éliminent leurs voisins. D’autres font office de portails, la balle ressortant d’un autre panneau. Par ailleurs, le joueur possède un coup chargé, aux effets différents comme traverser plusieurs parois d’un seul coup, ou coller la balle à la raquette pour viser plus précisément le coup d’après.
En raison de son ADN « arcade », une partie se termine assez rapidement, d’autant plus que l’expérience n’est jamais punitive. On peut pratiquer C-Smash VRS dans des conditions parfaitement relaxantes, sans se soucier du chronomètre. Plusieurs runs sont nécessaires pour explorer tous les embranchements et un mode multi sympathique, en ligne, prolonge l’expérience. Il faudra néanmoins attendre la sortie pour s’assurer que les serveurs regrouperont suffisamment d’adversaires.
Une réalisation évocatrice
Le titre bénéficie en outre d’une réalisation absolument époustouflante, à commencer par son aspect graphique minimaliste, que l’on croirait issu d’une production de Tetsuya Mizuguchi. Les environnements sont colorés, contrastés et évocateurs d’une esthétique propre à l’ère Dreamcast. La prédominance de la couleur orange n’est très certainement pas un hasard.
Mais où C-Smash VRS transcende Cosmic Smash, c’est sur le terrain de l’ambiance sonore. Que dire de la bande-son électronique, aux allures de techno minimale, qui fascine dès le somptueux écran-titre ? Les morceaux sont notamment composés par Danalogue (des groupes The Comet Is Coming et Soccer96), Ken Ishii (qui a contribué à Rez) et UNKLE. Ce voyage, ce trip même, nous emmène aux portes du flow state, sans jamais les déverrouiller cependant. Wolf & Wood n’a pas opté pour une expérience synesthétique et les environnements n’évoluent hélas pas au rythme de nos actions. On aurait apprécié plus d’ambition de ce côté, pour que le titre franchisse la frontière du chef-d’œuvre. Mais aux confins de l’espace, le jeu vidéo prime et C-Smash VRS nous ramène à sa réalité de casse-briques du futur, tel que fantasmé à l’aube de l’arcade.
Notre avis | 8
Avec C-Smash VRS, Wolf & Wood livre une nouvelle interprétation de Cosmic Smash dans une ambiance électronique. L’atmosphère est immersive au casque, grâce à une bande-son tonitruante et une esthétique minimaliste. Par ailleurs, le studio n’oublie jamais l’ADN « arcade » de son casse-briques, transcendé par le motion gaming. À croire que les plus grands classiques de SEGA ont été imaginés, il y a plus de vingt ans, pour la réalité virtuelle…
On aime
- La facilité de prise en main
- L’ambiance électronique
- La réalisation minimaliste
On n’aime pas
- Les environnements n’évoluent que trop peu
Merci d’avoir lu notre test de C-Smash VRS sur Meta Quest 2.
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