Test de Kowloon High-School Chronicle réalisé sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- JRPG | Dungeon crawler
- Développé par Toybox | Édité par Arc System Works et PQube
- Switch – 21 mai 2021
PlayStation 4 – 18 mars 2022
PC – 10 novembre 2022 - Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 12
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Réputé pour sa série Shin Megami Tensei et tous les hors-séries qui la composent, Atlus produit parfois des jeux de rôle légèrement différents. C’est le cas de Kowloon High-School Chronicle initialement sorti en 2004 sur PlayStation 2. Sous l’impulsion d’Arc System Works et de PQube, ce trésor enfoui du JRPG est désormais disponible en Europe et en anglais sur la console hybride de Nintendo. Était-il judicieux de déterrer Kowloon High-School Chronicle du tombeau où il reposait ?
Test de Kowloon High-School Chronicle sur Switch
Un roman visuel où l’influence est mineure
Kowloon High-School Chronicle se divise en trois parties distinctes. La première prend la forme d’un roman visuel. Kuro Habaki, protagoniste muet et jeune chasseur de trésors, infiltre un lycée japonais pour y extraire les trésors d’un cimetière à proximité. On n’a néanmoins qu’une influence mineure sur les dialogues et les relations avec nos camarades, puisque l’on ne peut répondre qu’avec l’une des huit émotions proposées. On regrette que la roue des émotions soit si difficile à déchiffrer et que les effets ne soient jamais concrètement expliqués.
L’exploration se prépare pendant le temps libre
En deuxième lieu, on s’occupe au cours des phases de temps libre en explorant l’école pour récupérer du matériel, en discutant avec nos camarades pour approfondir les liens ou en dénichant des quêtes secondaires. Ces dernières sont aléatoires et n’ont pas d’impact sur l’histoire. Elles ne posent que de simples énigmes à résoudre pendant l’exploration du cimetière. On peut aussi perdre du temps sur Rockford Adventure, un dungeon crawler plus classique et absolument facultatif mais qui possède sa propre histoire, son propre gameplay et une ambiance inspirée d’Indiana Jones encore plus prononcées que dans Kowloon High-School Chronicle lui-même. Quand on a du temps libre, le plus important est de préparer son équipement tout en sachant que l’inventaire est limité durant l’exploration.
Un dungeon crawler qui met l’accent sur la chasse aux trésors
Une fois prêt, le joueur peut explorer grâce à un système de dungeon crawler un peu particulier. Bien qu’au tour par tour, les combats prennent place dans le même espace physique que l’exploration. Il faut donc tenir compte des mouvements en combat et prendre le temps de viser les ennemis. Attaquer un point faible permet de tuer l’adversaire plus facilement et d’économiser des munitions, ce qui évite de quitter le donjon pour se réapprovisionner, les ennemis ne revenant à la vie que dans ce cas de figure.
Malgré tout, les combats ne sont pas l’attrait principal de Kowloon High-School Chronicle puisque l’on peut retourner à un point de sauvegarde à tout moment pour récupérer toute sa santé sans aucune pénalité. L’addiction provient plutôt de l’exploration elle-même de la tombe, et on comprend très aisément le choix de nous faire incarner un chasseur de trésor.
L’exhumation d’une relique
Dix-sept ans après sa sortie au Japon, on se retrouve devant un jeu exhumé tels que les trésors que l’on doit y découvrir. Et dix-sept ans après, Kowloon High-School Chronicle reste un excellent dungeon crawler. Parfois complexe, notamment à cause de ses énigmes, et parfois un peu vieux-jeu dans le traitement de certains personnages, ce JRPG brille par son ambiance qui ne cache jamais son inspiration de Spielberg. On y revient avec grand plaisir et cette sortie permet de rendre accessible une relique qui n’avait jamais franchi le seuil du Japon.
Merci d’avoir lu notre test de Kowloon High-School Chronicle sur Switch.






Mais pourquoi Kowloon bon sang ?