Test de « Dap » sur PC. Ce jeu d’action à l’atmosphère pesante rappelle vaguement « Pikmin »

Test de Dap réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.

La finesse de son pixel art n’est pas la seule singularité de Dap. Ce jeu d’action vu de dessus, à l’ambiance horrifique parfois et mystérieuse, propose de contrôler de multiples créatures : les bien-nommés Daps. Ces petits êtres nus, d’apparence inoffensives, sont d’une fragilité excessive et il revient au joueur de les guider et de les protéger au cœur d’un monde qui ne leur épargne rien.

Test de Dap sur PC

L’histoire de Dap se révèle cryptique mais on comprend que les Daps sont en danger dans la forêt qu’ils habitent pourtant. Celle-ci est devenue sujette à une corruption inexplicable et de nombreuses zones transforment les créatures en monstres. Bien que la narration manque de clarté, les ténèbres des environnements et le sound design distillent un danger permanent, compensé par les nombreux points de contrôle qui évitent la frustration.

Un gameplay qui rappelle vaguement Pikmin

Le joueur dirige un Dap, puis deux, puis trois, puis quatre et le groupe s’agrandit ainsi autour de notre avatar de départ. Contrairement à Pikmin où l’on contrôle un meneur qui donne des ordres aux créatures qui l’accompagnent, le joueur déplace directement un Dap et les autres le suivent. Celui-ci peut combattre avec une attaque de mêlée d’une grande faiblesse, qui sert surtout à récolter des ressources dans les environnements, mais aussi et surtout avec une attaque psychique. En maintenant la gâchette qui sert à la déclencher, tous les Daps se concentrent et attaquent de concert. Attention toutefois, si le joueur maintient trop longtemps la charge, les petits êtres explosent.

Une progression sous tension

Certains combats se révèlent assez ardus parce que les Daps meurent facilement. Le groupe doit notamment traverser de grandes zones corrompues où les alliés se transforment petit à petit en ennemis, sous la forme de Daps noirs et rouges. Pour survivre, on dispose d’un dash pour accélérer la cadence mais aussi de la possibilité d’allumer des feux de camp en échange de ressources. Dans ces régions infestées, le feu permet de faire une halte et aux Daps de retrouver leur santé mentale. Les développeurs ont ainsi instauré une grande tension entre le besoin de se reposer quelques instants et l’envie d’aller le plus loin possible, pour sortir nos petits compagnons d’une zone à risque.

La progression de Dap est assez linéaire avec des points de contrôle qui se déclenchent quand on atteint de nouvelles salles, mais le rythme propose des variations bienvenues, notamment lors des courses-poursuites. Les énigmes sont souvent composées de dalles à déclencher par de multiples créatures, ou de Daps à sacrifier pour le bien commun, par exemple. On ressent toujours un pincement au cœur lorsque l’on doit envoyer quelques Daps au casse-pipe. Si les créatures ne sont pas excessivement mignonnes, elles ont l’air innocentes quand elles s’expriment en criant « Dap, Dap, Dap » !

La meilleure fin est difficile d’accès

L’aventure de Dap n’est pas très longue mais il est facile de manquer la bonne fin. Et pour cause, une fois que l’on termine un chapitre, il est impossible d’y revenir pour approfondir l’exploration. Or, pour terminer Dap à 100%, le joueur doit obtenir douze objets spécifiques dissimulés dans les niveaux. Il s’agit cependant d’une expérience esthétique et auditive suffisamment captivante pour que l’on s’y replonge avec plaisir.

Dap
Captures d’écran © Melting Parrot

Merci d’avoir lu notre test de Dap sur PC.

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