Test de Willy Morgan and the Curse of Bone Town : la ville aux pirates

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch

Développé par imaginarylab et édité par VLG Publishing
Sorti le 11 août 2020 sur Switch et PC (également prévu sur PlayStation 4)

InterfaceFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Portugais / Russe / Chinois
AudioAnglais
Sous-titresFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Portugais / Russe / Chinois

Certains genres de jeux semblent ancrés dans une époque, et débordent autant de nostalgie qu’ils ne semblent désuets. C’est le cas des jeux d’aventure de type point and click, qu’il s’agisse de Broken Age, Machinarium ou du catalogue de Wadjet Eye Games. Tous réutilisent les mécaniques dictées par les classiques de la discipline, de Maniac Mansion aux Chevaliers de Baphomet.

Willy Morgan and the Curse of Bone Town fait partie de ces œuvres anachroniques, puisqu’il prend la forme d’un point and click au gameplay extrêmement convenu, et qui respecte des conventions figées depuis plusieurs dizaines d’années. Doit-on le considérer comme un jeu rétro pour autant ?

Willy Morgan est un garçon débrouillard dont le père n’était autre qu’Henry Morgan, un archéologue mystérieusement disparu alors que Willy était encore petit. Dix ans plus tard, il reçoit une lettre de ce dernier lui demandant de se rendre dans la ville de Bone Town, afin de remonter sa trace et celle du mystérieux trésor qu’il était sur le point de découvrir : les richesses que de célèbres pirates avaient amassées des siècles auparavant. Une fois sur place, il doit mener l’enquête auprès des habitants loufoques pour recomposer la carte aux trésors.

Le pitch s’accompagne d’un scénario tout aussi simple : le joueur comprend rapidement les tenants et aboutissants de l’histoire, qui offre peu de surprise dans son déroulement. Mais la grande force du titre est sa galerie de personnages et l’ambiance pirate qui baigne la ville, créant un décalage temporel burlesque que l’on perçoit comme un hommage à la saga Monkey Island.

Les dialogues et les énigmes amplifient ce sentiment, avec des résolutions tordues ou dépassant allègrement toute forme de logique scientifique. Son humour, sa simplicité et sa courte durée de vie (3 à 4 heures environ) font de Willy Morgan and the Curse of Bone Town un excellent jeu à partager avec les enfants. Quelques solutions s’avèrent toutefois peu évidentes et nécessitent les inévitables allers-retours propres au genre. Heureusement, le joueur peut mettre en évidence les différents éléments avec lesquels Willy peut interagir, ce qui facilite largement l’exploration et la résolution des énigmes.

Visuellement, Willy Morgan and the Curse of Bone Town est particulièrement soigné. Ses décors sont lumineux et colorés, avec une qualité qui frise parfois le photoréalisme. Les détails sont tels que certains tableaux ressemblent à des cartes postales en prise de vue réelle. La musique est tout aussi enchanteresse et accompagne à merveille les différentes ambiances de Bone Town et les mésaventures de Willy. Le doublage anglais est de bonne facture, et concerne l’ensemble des personnages du jeu. Les animations, quant à elles, sont fluides bien qu’elles manquent parfois de transitions – par exemple, lorsque Willy ramasse un objet, l’animation ne s’adapte pas à l’objet en question et peut sembler flottante.

Si le genre s’appuie sur des mécaniques de jeu largement éprouvées, la personnalité d’un point and click se dessine aussi à travers la qualité de sa narration, de ses environnements et de son univers sonore. Et sur ces points, Willy Morgan and the Curse of Bone Town enrobe merveilleusement une histoire à l’ancienne avec un habillage soigné et contemporain.

Willy Morgan and the Curse of Bone Town

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