mardi 22 septembre 2020
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Test de The Legend of Zelda: Link’s Awakening : le retour de la merveille îlienne

Test réalisé d’après une version commerciale sur une Switch de première génération

Développé par Nintendo EPD et Grezzo et édité par Nintendo
Sorti le 20 septembre 2019 et disponible sur Switch

Vingt-six ans après sa sortie sur Game Boy, vingt-et-un ans après la version DX en couleur, le très apprécié The Legend of Zelda: Link’s Awakening nous revient sur Switch dans une version visuellement modernisée. Grezzo abandonne la représentation en pixel art d’origine pour une 3D rondouillarde qui rappelle A Link Between Worlds, paru en 2013 sur 3DS. Ce nouveau style graphique, qui ne sera pas au goût de tout le monde, donne l’impression d’avoir sous les yeux un diorama richement coloré et ses petites figurines qui s’animent. Le rendu est excessivement mignon même s’il manque d’un soupçon de vie, notamment parce que les décors sont trop peu animés, à l’image des arbres tristement immobiles. Les sévères chutes de frames qui accompagnent les changements de zones font également grincer des dents, surtout celles des esthètes, bien qu’elles n’entravent aucunement l’exploration de Cocolint. Il est juste regrettable que le remake d’un jeu si légendaire ne soit tout simplement pas parfait.

Cette cuvée 2019 de Link’s Awakening est extrêmement fidèle au matériau d’origine mais elle est aussi davantage agréable à pratiquer, notamment parce qu’on n’est plus obligé d’invoquer aussi souvent l’inventaire. Le bouclier, l’épée et les bottes de Pégase étant respectivement mappés sur les touches R, B et L, les allers-retours dans les menus sont largement moins fréquents. À propos, les limitations de mémoire de la Game Boy n’étant plus d’actualité, cette version s’accompagne d’une nouvelle localisation, certes plus riche mais qui perd aussi légèrement de sa candeur.

La principale nouveauté, outre l’utilisation anecdotique des amiibos, nous vient de la création de donjons auprès d’Igor le fossoyeur. Cet à-côté, amplement mis en avant pendant la campagne marketing du jeu, se révèle finalement complètement anecdotique : il ne faut pas se figurer un outil aussi riche que Super Mario Maker, tant s’en faut. Le joueur obtient, au fur et à mesure qu’il progresse, des dalles représentant des salles préconfigurées qu’il peut utiliser pour agencer et partager de nouveaux donjons.

Pour autant, Link’s Awakening est un épisode de Zelda déjà très complet et qui n’a besoin ni d’être corrigé, ni de contenu supplémentaire pour émerveiller son monde. Quel plaisir de s’y replonger et de le retrouver inaltéré. À peine retouché, il continue de faire mouche tant d’années après, la preuve, s’il en fallait une, de l’avant-garde de son game design. Ses donjons sont compacts mais ingénieux, les équipements enrichissent la palette de mouvements à bon escient et le rythme est si entraînant qu’il est difficile de décrocher dès lors que l’aventure est lancée.

La question se pose alors légitimement : la version Game Boy n’est-elle pas amplement suffisante pour découvrir cette merveille ? Au-delà de la question du style graphique qui tient avant tout à une question de goûts, il faut surtout saluer l’ergonomie de cette nouvelle mouture, bien trop confortable pour revenir en arrière. Quant à celles et ceux qui connaissent The Legend of Zelda: Link’s Awakening sur le bout des doigts, vous savez pertinemment combien et pourquoi vous désirez si ardemment retourner sur Cocolint.

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