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Test de Atelier Ryza: Ever Darkness & the Secret Hideout : alchimie et sable fin

Test réalisé d’après une version fournie par Koch Media sur une PlayStation 4 de première génération

Développé par Gust et édité par Koei Tecmo
Sorti le 1er novembre 2019 et disponible sur PlayStation 4, Switch et PC

Atelier Ryza est le dernier volet d’une longue lignée de RPG du studio Gust, spécialisée en collecte et en craft. Son rythme de parution soutenu nous a offert deux opus en 2019, en attendant la réédition prochaine de la trilogie Dusk sur la plupart des supports. Reste à savoir si cette chère Ryza constitue la partenaire idéale pour commencer l’apprentissage de l’alchimie.

La jeune femme en question est une fermière de l’île de Kuken, dont la monotonie et une envie d’ailleurs la pousseront à mettre de côté son travail aux champs pour partir à l’aventure. Elle embarquera ses deux compagnons Lent et Tao pour voir du pays, avec comme trame de fond la rencontre de mystérieux visiteurs et l’exploration de ruines anciennes, porteuses de sombres présages.

La série a construit sa renommée sur la profusion d’éléments récoltables sur la carte du monde et l’exploitation de talents d’alchimie pour créer de nouveaux objets, facilitant la progression dans l’aventure. On est bien loin des petites synthèses à trois ingrédients communément rencontrées dans les RPG modernes. À la place, les recettes d’Atelier Ryza sont constituées de systèmes appelés material loops, reliés les uns aux autres en chaîne et qui permettent d’ajouter des groupes d’ingrédients ensemble aux propriétés similaires.

Il existe de multiples types de material loops, permettant d’ajouter au résultat final des bonus passifs, d’améliorer le niveau de qualité, ou encore d’accéder à des recettes cachées. Ce système, complexe à aborder, mais gratifiant, pousse en permanence à expérimenter pour maximiser le résultat attendu.

L’archéologie est au cœur de l’intrigue mais également du système de jeu. La visite des sites antiques sera l’occasion de mettre la main sur des reliques débloquant de nouvelles fonctionnalités. Il sera par exemple possible d’associer des objets aux armes ou de renforcer l’équipement à la forge. D’autres fonctionnalités seront gardées secrètes pour le plaisir de la découverte, démultipliant les options de personnalisation.

Le quotidien d’une alchimiste consiste également à se frotter à la faune qui peuple les environnements du jeu. Une fois le combat lancé, une barre en défilement continu détermine l’ordre d’attaque des trois membres de l’équipe, contrôlables tour à tour d’une simple pression des gâchettes. À chaque tour, il est possible de changer sa position, effectuer une attaque simple, d’utiliser un objet ou de lancer des compétences.

Ces dernières nécessitent des points d’actions, qui s’accumulent en frappant les ennemis. Ils peuvent également être sacrifiés d’un coup après un palier atteint, afin de passer au niveau tactique suivant, débloquant ainsi des bonus d’attaque. Ce système de combat est relativement simple et dynamique. Il aurait été appréciable de pouvoir le mettre à l’épreuve sur une plus grande diversité d’ennemis, et surtout de boss.

L’histoire se laisse donc suivre avec plaisir, la candeur du début laissant progressivement place à un déroulement plus dramatique. Ce constat est cependant assombri par un rythme très haché. Si le jeu reste plutôt linéaire, le manque d’informations fournies par les intitulés de certaines quêtes ainsi que l’apparition assez tardive d’une carte du monde amènent des déplacements inutiles et souvent frustrants. En particulier quand ils génèrent l’une des nombreuses cut scenes intempestives, qui n’apporte pas toujours d’éléments essentiels à l’intrigue.

On regrettera également le maladroit recours au changement de couleur appliqué aux différents modèles de points de collecte et d’ennemis. Il est aisé de passer à côté d’un ingrédient que l’on croit déjà posséder, en confondant deux types d’arbres ou de puni (les slime de la série Atelier), et ainsi rester bloquer dans des recettes pendant longtemps.

Reste que le jeu compense habilement ses faiblesses techniques par une direction artistique cohérente et agréable. Il n’est pas rare de s’arrêter un instant pour observer un joli panorama, ou de sourire à un moment de complicité entre les six personnages principaux. La qualité des doublages et la musique y contribuent également, pour peu que l’on se prenne au jeu.

Les possibilités sont donc conséquentes et l’intrication des trois systèmes (collecte, alchimie et combat) pousse à sans cesse explorer la carte, expérimenter de nouvelles recettes et gagner en expérience. Un concept addictif qui fait défiler rapidement les heures de jeu à qui saura entrer dans cet univers, certes parfois enfantin, mais également très attachant.

Tomtruc
« Je vais tuer Trico, j'adore ce cleps mais purée il comprend rien » — Tomtruc, 2019 😔

2 Commentaires

  1. “…les recettes d’Atelier Ryza sont constituées de systèmes appelés material loops, reliés les uns aux autres en chaîne et qui permettent d’ajouter des groupes d’ingrédients ensemble aux propriétés similaires.”
    Je n’ai essayé aucun des jeux Atelier, mais ce passage me donne très envie de découvrir la série. Est-ce qu’on peut commencer avec la série avec cet épisode ou il y a un autre que tu recommanderai ?
    En tout cas, bravo pour le test et bravo à Julien pour Actua !
    Olga

    • Bonjour Olga, merci pour ta lecture!

      Pour répondre à ta question, c’était aussi mon premier Atelier, je voulais m’y essayer depuis un moment, et un regard neuf dessus pouvait être intéressant. surtout pour une série qui sort quasiment un jeu par an…
      Je trouve que c’est un bon épisode pour se lancer, le jeu est récent donc plutôt joli, il n’a pas les problèmes de gestion de calendrier que certains anciens avaient.

      Le système d’alchimie demande un petit temps d’adaptation, au final il est pas si compliqué, et devient vite addictif. Il faut juste garder en tête que le jeu a un rythme assez saccadé, faut pas être trop difficile sur ce plan… et il n’y a pas besoin d’en avoir fait d’autres pour comprendre, c’est une nouvelle « mini série ».

      Dernier point, c’est du japonais sous-titré anglais!

      J’ai passé un bon moment dessus, j’espère que ce sera le cas pour toi également.

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