Test réalisé à partir d’une version fournie par Koch Media sur une Switch de première génération
Développé par Volition et édité par Deep Silver
Sorti le 27 mars 2020 et disponible sur Switch (existe également sur PlayStation 4, Xbox One et PC)
En 14 ans, la série Saints Row s’est progressivement imposée comme la série de GTA-like la plus déjantée du jeu vidéo. À l’origine, Saints Row IV était prévu comme une simple extension du troisième volet mais il a suivi sa propre voie pour sortir en 2013 sous le giron du studio Volition de Deep Silver.

La mise à disposition d’une multitude de contenus téléchargeables a conduit à plusieurs rééditions du jeu. On compte parmi celles-ci Saints Row IV: Re-Elected, un remaster qui inclue tous les DLC sur PlayStation 4 et Xbox One. Cinq ans plus tard, le portage de cette version Switch permet de vérifier si la folie du jeu original fonctionne toujours.
Le ton du jeu est donné dès le tutoriel. À l’issue d’une neutralisation acrobatique de tête nucléaire, le leader du gang des Saints est propulsé au titre de Président des États-Unis. À peine la personnalisation du personnage terminée, la Maison Blanche finit éventrée par un vaisseau alien qui transporte tout le monde dans une version virtuelle de Steelport.
Le scénario qui mélange Independance Day et Matrix est un prétexte à repousser les limites de l’humour et des références au service des possibilités de jeu. L’essentiel des missions principales consiste à venir en aide à des alliés iconiques piégés dans leur propre simulation cauchemardesque. Combat de kaijū contre une canette géante, pastiche de Metal Gear Solid… Les possibilités sont nombreuses et inventives. Ces missions sont également l’opportunité d’acquérir des nouveaux super-pouvoirs.

La conduite de véhicules devient rapidement obsolète quand deviennent disponibles la super-course et le super-saut. On trouve un terrain d’expérimentation bienvenu dans la possibilité de combiner les différentes capacités (télékinésie, explosion…) à l’utilisation des armes, avec des résultats parfois inattendus ! Tous peuvent être améliorés via l’utilisation de 1265 clusters de données.
Les récupérer sur les toits des bâtiments est l’une des nombreuses activités qui fourmillent sur la carte de la ville. Toutes visent à déstabiliser la simulation en adoptant des comportements irrationnels. Ceux qui souhaitent sortir des sentiers battus ont donc de quoi s’occuper pour aller bien au-delà de la dizaine d’heures nécessaire pour finir le jeu.
Ce portage jouit d’une résolution de 1080p en étant connecté au dock et de 720p en portable, pour un frame rate de 30 fps dans la plupart des situations. L’ajout d’une aide à la visée au gyroscope constitue la principale nouveauté de cette version Switch. Les lacunes techniques originales (popping, textures datées, bugs de collision) sont toujours visibles, particulièrement en mode portable. L’ambiance sonore est toujours aussi séduisante, servie par une direction de doublages remarquable et des musiques futuristes dans le ton du jeu.

Saints Row IV: Re-Elected n’est peut-être pas la version ultime du jeu, la faute à un certain nombre de problèmes techniques et à l’absence du stand-alone Gat out of Hell. L’aventure reste cependant toujours aussi efficace en 2020, alliant un gameplay efficace, un humour ravageur et une grande inventivité dans son offre de missions. Saints Row IV: Re-Elected constitue donc un ajout nécessaire au catalogue de la Switch, qui ne comprend quasiment aucun représentant du genre.




