mardi 11 août 2020
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Test de Dragon Quest Builders 2 : l’île de tous les possibles

Test réalisé à partir d’une version fournie par Square Enix sur PC (Core i5-3470, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1060 6 Go)

Co-développé par Square Enix et Omega Force et édité par Square Enix
Sorti le 12 juillet 2019 et disponible sur PlayStation 4, Switch et PC

Après un premier épisode aussi charmant que perfectible, Dragon Quest Builders 2 se présente avec l’ambition de gommer ses erreurs de jeunesse. Le moins que l’on puisse écrire est qu’Omega Force et Square Enix ont bâti une suite que l’on n’attendait pas aussi riche, après avoir patiemment épluché les doléances des joueurs.

On s’en rend compte dès le premier contact puisque beaucoup de défauts ont été corrigés. À croire que les développeurs ont travaillé avec une liste de correctifs sous les yeux dont ils auraient coché les éléments un par un. Les équipements ne cassent plus, l’inventaire est presque illimité, le joueur peut se téléporter à sa guise, le héros peut sprinter, il est possible de passer à la première personne dès qu’on le souhaite… Le ressenti est étonnamment agréable, comme si on avait débridé le premier épisode.

Dans l’ensemble, le dosage entre construction, gestion, exploration et combats a aussi été revu avec des affrontements qui passent au second plan. Le héros est désormais accompagné du sympathique et maléfique Malroth qui se charge de la majorité d’entre eux.

D’ailleurs, les bases ne sont plus aussi sujettes aux balles perdues lors des combats de boss. Les personnages non-jouables qui peuplent nos villages mettent aussi la main à la pâte pour vous aider dans les projets de construction les plus fastidieux, et effectuer tout un tas d’activités annexes pour récolter des matériaux et même les transformer.

La structure a elle aussi été profondément revue car, contrairement à Dragon Quest Builders qui proposait quatre zones de jeu distinctes, il existe ici une continuité. La progression se divise toujours en différentes parties, ici représentées par des îles. Elles sont reliées par l’Île de l’Éveil qui fait office de hub central et qui permet au joueur d’exprimer sa créativité, sans la frustration de devoir abandonner son village pour passer au suivant.

En remplissant les objectifs fixés par les personnages non-jouables, la réputation du joueur augmente, ce qui lui permet d’améliorer l’autonomie des villageois et de découvrir toujours plus de recettes. Plus la réputation est importante, plus le héros déverrouille de nouvelles zones. En plus des principales, on visite des îlots sur lesquels on doit découvrir des objets spécifiés, à la façon d’une chasse aux trésors. Quand on y parvient, on obtient en bonus un matériau que l’on peut utiliser en illimité.

Le seul regret que l’on puisse émettre est l’impossibilité de coopérer dans la campagne principale. Il existe une île spécifique où jouer jusqu’à quatre, mais pas une mode coop qui permette de tout explorer ensemble. C’est-à-dire que Builders 2 est un jeu très balisé et très volubile également.

Comme le premier épisode faisait suite au premier Dragon Quest, ce deuxième volet met en scène des événements postérieurs à Dragon Quest II où des fanatiques, les Héritiers de Kaos, réduisent les bâtisseurs au silence pour que la destruction reprenne ses droits. Dans une aventure aussi riche que longue, il revient au joueur de redonner espoir aux habitants du monde et de leur apprendre à bâtir surtout.

Joueur Citoyenhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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