« Like a Dragon », anciennement « Yakuza ». Liste complète de tous les jeux de la saga de 2005 à aujourd’hui

En dix-huit ans, SEGA a produit plus de vingt jeux estampillés Like a Dragon et vendu plus de 21,1 millions d'exemplaires.

Like a Dragon est aujourd’hui l’une des séries les plus populaires de SEGA, mais aussi l’une des plus prolifiques. En dix-huit ans à peine, elle a déjà dépassé la vingtaine d’épisodes. Devant les nombreux jeux qui continuent de sortir, il est facile de s’y perdre entre les suites, les hors-séries et les préquelles parfois. Pour y voir plus clair, on vous propose une liste complète de tous les Like a Dragon sortis depuis 2005.

Qu’est-ce que Like a Dragon ?

Like a Dragon, longtemps connu sous le nom de Yakuza, est une série d’action/aventure créée par Toshihiro Nagoshi. Le réalisateur aux multiples facettes est par exemple connu pour Virtua Racing, Super Monkey Ball ou encore F-Zero GX. Il a peut-être pris goût aux mondes ouverts quand il a dirigé la fin du développement interminable du premier Shenmue. Toujours est-il qu’en 2005, SEGA édite Yakuza (Ryū ga Gotoku au Japon, qui signifie Tel un dragon), point de départ de ce qui deviendrait l’une des sagas les plus emblématiques de l’éditeur.

Suggestion d’écoute pour accompagner la lecture de cette rétrospective.

Un univers clair-obscur

Comme l’indique leur ancien titre, Yakuza, les jeux de la série racontent majoritairement des histoires de mafia japonaise. Les trames se révèlent souvent sombres et violentes, au cœur de quartiers chauds du Japon. Au fil des épisodes canoniques, les relations entre les différents membres du clan Tojo et de l’Alliance Omi se tissent et s’effritent. On retrouve tout au long de la saga les sommités des différentes organisations, à commencer par Kazuma Kiryū. L’ex-yakuza possède de nombreux alias, mais celui qui résume le mieux le personnage n’est autre que le Dragon de Dojima.

Mais derrière le monde du crime se cache un univers nettement plus badin. Les quartiers que l’on visite, à commencer par Kamurochō, sont de véritables invitations au divertissement. Salles d’arcade, batting centers, karaokés, cabarets, jeux de carte, casinos… Les villes de Like a Dragon sont particulièrement immersives et regorgent de mille-et-une activités. Il est possible d’y engloutir des centaines d’heures et de s’y faire un nom, en venant en aide à d’innombrables riverains. La série est aussi l’occasion de sous-scénarios, drôles, émouvants, absurdes parfois, qui font tout le sel de Like a Dragon. De nombreux memes d’Internet sont d’ailleurs issus de ces segments.

Like a Dragon n’est plus intimement lié aux yakuzas

À l’époque, pour les besoins du marketing, SEGA a choisi comme titre occidental « Yakuza », que l’on reconnaît facilement identifiable, puissant et évocateur. Seulement, le crime organisé est en constante diminution au Japon et les yakuzas sont également en perdition intra-jeu. La question est d’ailleurs évoquée dans divers épisodes. L’histoire ne met donc plus nécessairement des membres de la mafia japonaise en scène, mais parfois d’autres organisations douteuses. Dès lors, le titre n’était plus parfaitement adapté et l’éditeur a finalement opté pour une traduction littérale de l’appellation japonaise, Like a Dragon, infiniment plus modulable.

De plus, les nombreux hors-séries se concentrent sur d’autres univers, à commencer par Ryū ga Gotoku Kenzan! et Like a Dragon: Ishin! qui relatent des événements de l’Histoire du Japon. On pense aussi à Fist of the North Star: Lost Paradise, adaptation de Ken le survivant au format de la série, ainsi qu’au diptyque Judgment. Le premier épisode conserve un lien assez étroit avec la criminalité, mais le deuxième marque une scission nette avec l’univers des yakuzas.

Du beat ’em all au JRPG

Historiquement, la série prend la forme d’un monde ouvert où les protagonistes affrontent des ennemis à l’occasion de rencontres aléatoires. Parfois, en fonction de l’avancement du scénario, on traverse aussi des segments plus linéaires, sous la forme de « donjons ». Les combats se révèlent brutaux à cause de la puissance que dégagent les protagonistes, surtout lors des Heat Actions, ces coups spéciaux aux animations aussi spectaculaires que violentes. Les mécaniques ont évolué au fil de la série, concernant l’équipement ou l’usage des armes par exemple. Mais elle a toujours conservé sa structure chapitrée pour la campagne principale, et divisée en de nombreux sous-scénarios pour le contenu annexe.

En 2020, Like a Dragon a néanmoins fait sa mue avec Yakuza: Like a Dragon. Cet épisode n’a pas seulement introduit un nouveau héros, Ichiban Kasuga, mais aussi les mécaniques du JRPG. Les combats se déroulent à présent au tour par tour, les personnages adoptent des classes et font l’usage d’attaques élémentaires… Pour contenter les vétérans, ces nouveaux standards cohabitent tout de même avec l’ancien système puisque de nouveaux jeux continuent à exploiter l’aspect beat ’em all d’antan, comme Lost Judgment ou Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erased His Name.

Devant la multiplicité des épisodes et des hors-séries, il peut être difficile de se repérer au sein de cette saga tentaculaire aujourd’hui. À cet effet, on vous invite à la lecture de la liste complète de tous les jeux Like a Dragon, de 2005 à aujourd’hui.

Liste complète de tous les jeux

Yakuza | 2005

Yakuza
  • Action/aventure | Beat ’em all
  • Développé par SEGA NE R&D | Édité par SEGA
  • PlayStation 2 – 8 décembre 2005 (Japon) | 15 septembre 2006 (Europe)
  • Sous-titré en français – PEGI 18
  • Toute l’actualité du jeu | de la série

Le premier Yakuza met en scène l’emblématique Kazuma Kiryū, incarcéré pendant dix ans pour un crime qu’il n’a pas commis. En sortant, il croise la route de Haruka, orpheline recherchée par le clan Tojo car elle permettrait de retrouver dix milliards de yens disparus. Le scénario se distingue par sa noirceur, inspiré par le yakuza eiga, genre cinématographique se concentrant sur la mafia japonaise. Mais derrière sa trame se cachent en réalité soixante-dix-neuf sous-scénarios caractérisés par leur humour. L’auto-dérision est de mise quand notre yakuza taciturne devient un bon Samaritain.

L’action se déroule à Kamurochō, quartier fictionnel qui s’inspire en réalité de Kabukichō. Celui-ci prend la forme d’un monde ouvert regorgeant d’activités annexes : batting center, U.F.O. Catcher, casino… Kiryū peut même trouver l’âme sœur en fréquentant les cabaret clubs. Le monde semble particulièrement vivant mais, pour ce premier épisode, SEGA a entièrement doublé les voix en anglais. On a donc parfois davantage l’impression de se promener dans le Bronx que dans un authentique quartier du Japon.

En flânant en ville, Kiryū est confronté à de multiples combats aléatoires qui le transportent dans une arène façon JRPG. En emmagasinant de l’expérience, il déverrouille de nombreuses compétences mais les mécaniques sont celles d’un beat ’em all. Le déroulement des affrontements se révèle étonnamment violent en raison des armes à ramasser dans l’environnement (barres de fer, bicyclettes, panneaux publicitaires…) et des Heat Actions. Il s’agit d’attaques spectaculaires à déclencher après avoir rempli une jauge spéciale.

Yakuza 2 | 2006

Yakuza 2
  • Action/aventure | Beat ’em all
  • Développé par SEGA NE R&D | Édité par SEGA
  • PlayStation 2 – 7 décembre 2006 (Japon) | 9 septembre 2008 (Europe)
  • Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 18
  • Toute l’actualité du jeu | de la série

Yakuza 2 se déroule peu de temps après les événements du premier. Kazuma Kiryū, que l’on surnomme le Dragon de Dojima, a quitté sa vie de yakuza pour vivre en paix avec Haruka Sawamura, sa fille adoptive. Mais il est sollicité par le clan Tojo qui souhaite stabiliser ses relations avec l’Alliance Omi. À cette occasion, il est confronté à Ryuji Goda, le Dragon du Kansai. L’histoire reste destinée à un public mature, mais les nombreux sous-scénarios conservent leur humour caractéristique et un sens prononcé de l’auto-dérision.

La principale nouveauté de cette suite est l’introduction d’environnements supplémentaires. Il s’agit de Sōtenbori et Shinseicho, quartiers fictionnels inspirés de Dōtonbori et Shinsekai. Comme à Kamurochō, on reconnaît toutefois de nombreux points d’intérêt du monde réel. Les habitants du quartier font en plus l’usage du dialecte du Kansai, représenté par l’accent du Sud des États-Unis dans la version anglaise. Les versions occidentales ne sont d’ailleurs plus doublées en anglais pour renforcer l’immersion.

Malgré le fait que l’action prenne place dans plusieurs villes différentes, la structure de Yakuza 2 conserve la segmentation du premier épisode. Kazuma Kiryū se trouve dans l’une ou l’autre en fonction du scénario. Mais il peut voyager librement, en prenant un taxi, à partir du seizième et dernier chapitre. Ce format est ainsi devenu la norme de la série et on le retrouve même dans divers hors-séries, à l’image de Lost Judgment.

Ryū ga Gotoku Kenzan! | 2008

Ryū ga Gotoku Kenzan! - Une

Le premier Like a Dragon à sortir en HD n’est pas un épisode canonique mais un hors-série, à savoir Ryū ga Gotoku Kenzan! sur PlayStation 3. L’action se déroule à Gion, quartier de Kyoto, en 1605, cinq ans après la bataille historique de Sekigahara. Le joueur incarne Miyamoto Musashi, illustre épéiste à la retraite depuis devenu garde du corps sous l’identité de… Kazumanosuke Kiryū. Il fait la rencontre de l’énigmatique Haruka qui lui demande d’assassiner un imposteur se faisant passer pour lui.

Le titre reprend de nombreux aspects de Yakuza, comme l’environnement ouvert ainsi que la centaine de quêtes annexes. Il présente quelques nouveautés cependant, dont un coffre pour stocker ses objets auprès des points de sauvegarde. Différents styles de combat font aussi leur apparition, dont l’efficacité dépend de la situation : aux poings, à une lame, à deux lames ou au sabre à deux mains. Une autre caractéristique de ce hors-série est la modélisation des visages des protagonistes d’après les comédiens qui leur prêtent leurs voix.

À l’heure de cet article, 30 octobre 2023, Ryū ga Gotoku Kenzan! n’a hélas jamais quitté le Japon. Il fût un temps où les éditeurs imaginaient que les événements historiques du pays n’intéressaient pas au-delà de ses frontières. SEGA a par ailleurs expliqué qu’une sortie pour les marchés occidentaux dépendrait du succès de Yakuza 4, mais n’a jamais donné suite. Pourtant, en 2023, Like a Dragon: Ishin! a bel et bien eu droit à un lancement dans le monde entier. Tout espoir n’est donc pas perdu, si toutefois RGG Studio modernise ce classique à l’avenir.

Yakuza 3 | 2009

Yakuza 3
  • Action/aventure | Beat ’em all
  • Développé par SEGA CS1 R&D | Édité par SEGA
  • Yakuza 3
    PlayStation 3 – 26 février 2009 (Japon) | 12 mars 2010 (Europe)
  • Yakuza 3 Remastered
    PlayStation 4 – 9 août 2018 (Japon) | 20 août 2019 (Europe)
    Xbox One | PC – 28 janvier 2021
  • Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 18
  • Toute l’actualité du jeu | de la série

Dans la continuité des opus PlayStation 2, Yakuza 3 profite des avancées de Ryū ga Gotoku Kenzan! dont la modélisation des visages des doubleurs. Kazuma Kiryū souhaite toujours s’éloigner de l’univers des yakuzas en fondant un orphelinat sur l’île d’Okinawa, accompagné de sa fille adoptive Haruka. Pour mieux comprendre le contexte de cette aventure, SEGA a d’ailleurs inclus un résumé complet de la duologie initiale. Des politiciens lorgnent sur son havre de paix pour installer une base militaire et un complexe touristique.

L’action se déroule donc entre l’éternel Kamurochō et Ryukyu qui s’inspire de Naha. De nombreuses mécaniques apparaissent, à commencer par les courses-poursuites, l’observation en vue subjective ou l’apprentissage de coups spéciaux en photographiant diverses scènes. Le monde paraît d’ailleurs plus organique puisque les transitions entre l’exploration et les combats sont désormais plus douces. Cet épisode introduit aussi le karaoké, mini-jeu iconique de la série.

Pour le reste, le contenu est toujours d’une immense richesse avec une centaine de sous-scénarios et de très nombreuses activités : pêche, golf, jeux de carte… Vingt-deux intrigues sont toutefois absentes de la version occidentale, notamment celles qui concernent les bars à hôtesses ou les quiz sur l’Histoire du Japon. SEGA a restauré une partie de ce contenu à l’occasion du remaster de 2018. Trois intrigues, moquant un personnage travesti, ont tout de même disparu à la demande du réalisateur.

Yakuza 4 | 2010

Yakuza 4 Remastered
  • Action/aventure | Beat ’em all
  • Développé par SEGA CS1 R&D | Édité par SEGA
  • Yakuza 4
    PlayStation 3 – 18 mars 2010 (Japon) | 18 mars 2011 (Europe)
  • Yakuza 4 Remastered
    PlayStation 4 – 17 janvier 2019 (Japon) | 29 octobre 2019 (Europe)
    Xbox One | PC – 28 janvier 2021
  • Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 18
  • Toute l’actualité du jeu | de la série

Une fois n’est pas coutume, Yakuza 4 ne comporte aucun environnement inédit. Cette nouvelle suite de Yakuza se déroule dans le seul quartier de Kamurochō, toutefois élargi pour l’occasion. En plus des ruelles et des boulevards habituels, l’exploration s’étend, dans cet épisode, aux toits et aux souterrains de la ville.

En revanche, quatre personnages que tout oppose sont désormais jouables. Taiga Saejima, condamné à mort, s’est évadé de prison et souhaite régler ses comptes. Shun Akiyama, à la tête de la société Sky Finance, opère en tant qu’usurier. Masayoshi Tanimura, policier corrompu, mène une enquête à Kamurochō. Kazuma Kiryū, enfin, est de retour après avoir séjourné pendant un temps sur l’île d’Okinawa. Leurs destins sont inextricablement liés au futur du clan Tojo. Leurs rôles laissent croire que ces « anti-héros » sont peu fréquentables mais il ont en réalité tous un très grand cœur.

Question gameplay, chaque personnage possède son propre style de combat et son arbre de compétences. On ne choisit hélas pas qui l’on incarne car leurs présences sont imposées par l’histoire. Comme toujours, d’innombrables activités renforcent l’immersion avec des sous-scénarios propres à chacun, des mini-jeux et diverses romances. Aucun contenu n’a par ailleurs disparu à l’occasion de la localisation en anglais. Cet épisode a aussi eu droit à un remaster en 2019 dans le cadre de The Yakuza Remastered Collection.

Kurohyō: Ryū ga Gotoku Shinshō | 2010

Kurohyō: Ryū ga Gotoku Shinshō

En 2010, syn Sophia a réalisé un hors-série de Like a Dragon destiné à la PlayStation Portable. Se déroulant à Kamurochō, il met en scène non pas un yakuza mais une petite frappe du quartier, Tatsuya Ukyo. Ce délinquant essaye de dérober la mafia chinoise en se faisant passer pour un homme de main du clan Tojo. Mais il commet un homicide contre l’un de ses membres et doit dès lors participer à des combats illégaux où les spectateurs parient sur le vainqueur. Pour recouvrer sa liberté, Tatsuya doit remporter dix matchs consécutifs dans l’arène de Dragon Heart.

Le système de combat est très différent des épisodes canoniques. Celui-ci s’inspire grandement de Def Jam: Fight for NY, aussi réalisé par le studio. Le joueur doit ainsi gérer une jauge d’endurance pour ne pas se retrouver à bout de souffle. En plus de ses points de vie, Tatsuya peut aussi être blessé à la tête, au torse, aux bras ou aux jambes. Il doit alors se rendre à l’hôpital pour guérir pleinement. La caméra se concentrant sur un ennemi à la fois, les un contre un sont favorisés. Mais il n’est pas rare que plusieurs adversaires attaquent en même temps.

Ce hors-série n’est jamais sorti du Japon mais le collectif TeamK4L a depuis partagé un patch de traduction en anglais. Pourtant, le titre a eu droit à une adaptation en drama, comportant onze épisodes de vingt-six minutes, ainsi qu’en manga de trois volumes, preuve des grandes ambitions de SEGA pour cet arc de Like a Dragon.

Yakuza: Dead Souls | 2011

Yakuza: Dead Souls
  • Action/aventure | Survie
  • Développé par SEGA CS1 R&D | Édité par SEGA
  • PlayStation 3 – 9 juin 2011 (Japon) | 16 mars 2012 (Europe)
  • Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 18
  • Toute l’actualité du jeu | de la série

Un an après les événements de Yakuza 4, Kamurochō est en proie à une épidémie de zombies, à la manière de The House of the Dead, à l’occasion de Yakuza: Dead Souls sur PlayStation 3. Le joueur tente d’y survivre en incarnant tour à tour quatre personnages iconiques de la série : Shun Akiyama qui recherche sa secrétaire Hana, Gorō Majima pour la première fois jouable, Ryuji Goda reconverti chef de takoyaki depuis Yakuza 2 et Kazuma Kiryū, le Dragon de Dojima.

Ces quatre survivants possèdent chacun un arme spécifique, mais ils partagent leurs compétences, leurs objets et leurs niveaux. L’action prend la forme d’un TPS avec des vagues de zombies à repousser. On ne combat donc plus avec les commandes habituelles de beat ’em all, chères à la série Yakuza. Pourtant, l’exploration en ville s’avère très similaire aux volets numérotés avec les diverses activités auxquelles participer entre deux objectifs, comme le golf ou le baseball par exemple. Les nombreux sous-scénarios sont toujours de la partie.

Cet épisode reste source de contrariété pour l’éditeur. Son développement s’est notamment prolongé d’une année supplémentaire en raison du séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku. Et bien que disponible partout dans le monde, Yakuza: Dead Souls n’a pas rencontré le succès espéré. Il aurait pu sceller le sort de la série chez nous, alors loin d’être aussi populaire qu’aujourd’hui, et les chances que le titre quitte sa console d’origine semblent désormais infimes.

Lire aussi | « Yakuza: Dead Souls » sur PlayStation 3. Ce hors-série mal-aimé mérite-t-il son triste sort ?

Kurohyō 2: Ryū ga Gotoku Ashura Hen | 2012

Kurohyō 2: Ryū ga Gotoku Ashura Hen

Dans Kurohyō 2: Ryū ga Gotoku Ashura Hen, la Panthère Noire fait son retour sur PlayStation Portable. Toujours développé par syn Sophia, ce deuxième hors-série mettant en scène Tatsuya Ukyo prend place deux ans après les événements qui se sont déroulés à Dragon Heart. L’arène et ses jeunes disciples sont désormais menacés par un gang de combattants rival qui répond au nom d’Ashura. Le gameplay reste le même avec des affrontements similaires à ceux de Def Jam: Fight for NY. Mais le joueur peut désormais être accompagné par un PNJ qui explore et combat à ses côtés, rendant possible l’exécution de coups spéciaux à deux.

Ce deuxième volet a aussi eu droit à une adaptation en drama étalé sur onze épisodes, prouvant à nouveau les grandes ambitions de SEGA pour cet arc de Like a Dragon. Malgré l’accueil chaleureux réservé par la presse toutefois, le titre ayant par exemple obtenu 38/40 dans Famitsu, et des ventes honorables pour une exclusivité PlayStation Portable limitée au Japon, l’éditeur n’a pas souhaité prolonger l’expérience. Pire, ce deuxième Kurohyō n’a lui non plus jamais connu de localisation pour les pays anglo-saxons. Mais le collectif TeamK4L a également partagé un patch de traduction pour cette suite.

Ryū Ga Gotoku 1 & 2 HD Edition | 2012

Ryū Ga Gotoku 1 & 2 HD Edition

Peu avant la sortie de Yakuza 5 au Japon, SEGA a compilé et restauré les deux épisodes PlayStation 2 dans le cadre de Ryū Ga Gotoku 1 & 2 HD Edition sur PlayStation 3. Grâce à cette collection, toute la série devenait à l’époque disponible sur la même console. Comme son titre l’indique, il s’agit avant tout de remasters en « HD », adaptant des classiques de la sixième génération aux nouveaux standards d’affichage. Les scènes cinématiques ne bénéficient pas toutes du même soin cependant, avec une compression peu flatteuse. La mise à jour ne concerne, par ailleurs, que l’aspect graphique car le gameplay est strictement identique aux versions d’origine.

Moins d’un an après, la compilation est aussi sortie sur Wii U. Il s’agit, à l’heure actuelle, du seul logiciel estampillé Yakuza jamais sorti sur une console Nintendo. Ces versions n’ont néanmoins jamais quitté le Japon. Elles ont d’ailleurs disparu de la circulation puisque SEGA les remplacerait, à partir de 2016, par les « Kiwami », remakes aussi complets qu’ambitieux de ce diptyque fondateur.

Yakuza 5 | 2012

Yakuza 5
  • Action/aventure | Beat ’em all
  • Développé par Ryu Ga Gotoku Studio | Édité par SEGA
  • Yakuza 5
    PlayStation 3 – 5 décembre 2012 (Japon) | 8 décembre 2015 (Europe)
  • Yakuza 5 Remastered
    PlayStation 4 – 20 juin 2019 (Japon) | 11 février 2020 (Europe)
    Xbox One | PC – 28 janvier 2021
  • Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 18
  • Toute l’actualité du jeu | de la série

En Europe, Yakuza 5 est sorti en catimini, plus de trois ans après son lancement japonais et en édition numérique uniquement. Il marque pourtant une forme de renaissance pour la série avec un nouveau moteur, plus tard utilisé pour Yakuza 0, l’épisode qui a véritablement popularisé la saga chez nous. La plupart des volets sortis depuis 2008 utilisaient le moteur de Ryū ga Gotoku Kenzan!, qui montrait alors ses limites.

Ce cinquième Yakuza se caractérise par ses cinq quartiers à explorer. En plus de Kamurochō et Sōtenbori, on visite Nagasugai, Tsukimino et Kin’eicho, représentant respectivement Nakasu, Susukino et Sakae. On y incarne également cinq personnages. Ainsi, on retrouve Kazuma Kiryū, devenu chauffeur de taxi pour aider quelqu’un qui lui est cher à réaliser son rêve, Shun Akiyama et Taiga Saejima. On contrôle aussi Haruka Sawamura, idol en devenir et fille adoptive du Dragon de Dojima. Tatsuo Shinada, ancien professionnel du baseball criblé par les dettes, fait enfin sa première apparition dans la série. Ces intrigues se recoupent à l’occasion d’une guerre entre le clan Tojo et l’Alliance Omi qui menace d’éclater.

Débordant de contenus, Toshihiro Nagoshi a qualifié Yakuza 5 de « San Andreas de la série Like a Dragon ». Il comporte soixante-dix-huit sous-scénarios ainsi qu’une avalanche d’activités, dont la course de taxis. On trouve aussi Virtua Fighter 2 et Taiko: Drum Master, rhythm game de Bandai Namco, au sein des établissements Club SEGA.

Ryū ga Gotoku Ishin! | 2014

Ryū ga Gotoku Ishin!

Tout comme Ryū ga Gotoku Kenzan! sorti en 2008, Ryū ga Gotoku Ishin! s’inspire de faits historiques pour alimenter son scénario. Il se déroule pendant le Bakumatsu, qui correspond à la fin du shogunat Tokugawa. Cette période s’étend de 1853 à 1868, alors que de nombreux affrontements éclatent entre les partisans du shogun et les shishi soutenant l’Empereur. Dans ce contexte, le joueur incarne Ryoma Sakamato, figure historique de la Restauration de Meiji (Meiji ishin). Son histoire est toutefois romancée pour les besoins du jeu. Samouraï devenu rōnin, il est accusé du meurtre de son patriarche qu’il n’a en réalité pas commis. Il sait toutefois que son assassin pratique le Tennen Rishin, un art martial uniquement connu dans les rangs du Shinsen-gumi de Kyoto.

Pour combattre, Ryoma Sakamoto dispose de plusieurs styles : bagarreur à poings nus, bretteur au katana, tireur au révolver et danseur endiablé, qui mélange habilement ces deux derniers. Le joueur adopte sa posture en fonction de ses adversaires. Au fil de son évolution, les actions du rōnin s’enrichissent nettement.

On retrouve tout ce qui fait la richesse de la série, à commencer par les sous-scénarios et les mille-et-une activités : gestion d’une petite ferme, cuisine, pêche, karaoké façon Bakumatsu, danse, bucheronnage… Jusqu’à 2023, Ryū ga Gotoku Ishin! est resté inédit en dehors du Japon. Mais SEGA l’a finalement sorti en Europe à l’occasion d’un remake disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X et PC.

Yakuza 0 | 2015

Yakuza 0
  • Action/aventure | Beat ’em all
  • Développé par Ryu Ga Gotoku Studio | Édité par SEGA | Distribué par Koch Media
  • PlayStation 3 – 12 mars 2015 (Japon uniquement)
    PlayStation 4 – 12 mars 2015 (Japon) | 24 février 2017 (Europe)
    PC – 1er août 2018
    Xbox One – 26 février 2020
  • Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 18
  • Toute l’actualité du jeu | de la série

Yakuza 0 est sans conteste l’épisode le plus iconique de la série et celui qui l’a véritablement popularisée chez nous. Excessif à tous points de vue, il est régulièrement plébiscité comme dans le top 100 des meilleurs jeux vidéo de tous les temps de GQ Magazine ou dans le numéro spécial « Feel Better » d’Edge Magazine. Il se trouve d’ailleurs à la quatre-vingt-cinquième place de notre propre classement.

L’intrigue se déroule en 1988 en pleine bulle spéculative, quand l’argent coulait à flot. Le jeune Kazuma Kiryū est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Gorō Majima, déchu au sein de son clan de yakuzas, est obligé de travailler dans un cabaret de Sōtenbori avec pour mission d’assassiner l’énigmatique Makoto. Leurs destins sont liés à la parcelle vide, un minuscule terrain de Kamurochō qui n’appartient à personne et que plusieurs factions se disputent. Les deux personnages présentent des styles différents et leurs propres activités.

À ce titre, deux véritables jeux dans le jeu occupent le temps libre de ces jeunes yakuzas. Kazuma Kiryū a l’occasion d’acheter et de gérer un parc immobilier au sein du quartier tokyoïte. Gorō Majima, quant à lui, recrute différentes hôtesses pour les clubs de la ville. Le titre regorge d’activités (petites voitures, boîtes de nuit, billard…) et compile des classiques de la maison au sein des Club SEGA : Space Harrier, Fantasy Zone, Out Run et Super Hang-On. Un chef-d’œuvre, tout simplement.

Yakuza Kiwami | 2016

Yakuza Kiwami
  • Action/aventure | Beat ’em all
  • Développé par Ryu Ga Gotoku Studio | Édité par SEGA | Distribué par Koch Media
  • PlayStation 3 – 21 janvier 2016 (Japon uniquement)
    PlayStation 4 – 21 janvier 2016 (Japon) | 29 août 2017 (Europe)
    PC – 19 février 2019
    Xbox One – 21 avril 2020
  • Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 18
  • Toute l’actualité du jeu | de la série

Suite au succès de Yakuza 0, SEGA remet au goût du jour l’épisode fondateur. Sous le titre de Yakuza Kiwami, ce remake améliore tous les aspects de ce classique de la maison. C’est-à-dire que ce jeu d’action/aventure, sorti en 2005 sur PlayStation 2, commençait à se faire vieux. Ryu Ga Gotoku Studio a donc exploité les assets et les systèmes des excellents Yakuza 5 et Yakuza 0 pour lui donner une seconde jeunesse. Il dépeint toujours la rencontre entre Kazuma Kiryū et Haruka qui détiendrait la clé pour retrouver dix milliards de yens disparus.

Mais Ryu Ga Gotoku Studio n’a pas seulement amélioré l’aspect technique. Il a aussi enrichi le titre de nombreux contenus pour combler divers trous du scénario. De nouvelles scènes sont consacrées à la déchéance de Nishiki. Un système appellé Majima Everywhere confronte également le Dragon de Dojima à Gorō, le chien fou de Shimano, devenu incontournable depuis. Les deux yakuzas combattent dans une grande variété de situations, l’occasion de réapprendre des compétences oubliées pendant son séjour en prison. Yakuza Kiwami utilise d’ailleurs le système de combat de Yakuza 0.

Les versions occidentales sont enfin plus immersives car SEGA a conservé les voix japonaises. À l’époque, le premier épisode bénéficiait d’un doublage intégral en anglais, mais on perdait à cette occasion l’ambiance unique de Kamurochō. L’expérience est désormais infiniment plus authentique. On ne regrette finalement que l’absence de sous-titres en français.

Yakuza 6: The Song of Life | 2016

Yakuza 6: The Song of Life

Après quatre jeux utilisant le moteur de Yakuza 5, Ryu Ga Gotoku Studio introduit le Dragon Engine. Mais avec Yakuza 6: The Song of Life, le studio met fin à l’escalade de contenus. Le titre ne comporte « que » deux quartiers à explorer : Kamurochō et Jingaicho qui s’inspire de Tsuchido. L’histoire se recentre également sur un seul personnage, l’éternel Kazuma Kiryū qui reprend du service pour ce que l’on a cru, un temps, être son dernier combat. Depuis, le Dragon de Dojima est apparu dans d’autres épisodes y compris en tant que protagoniste.

En résulte une écriture plus intimiste où l’ex-yakuza cherche à protéger sa fille adoptive. Après avoir quitté l’industrie des idols pour se consacrer à l’orphelinat, Haruka, agressée par l’un des patriarches du clan Tojo, tombe dans le coma. Kiryū découvre alors qu’elle élève un fils en bas âge, Haruto. Il l’emmène à Onomichi pour s’en occuper, donnant lieu à des situations touchantes comme lorsque cette montage de muscles ne sait pas comment nourrir ce bébé qui ne cesse de pleurer. Cet épisode se distingue également par le présence de Takeshi Kitano au casting.

Comme d’habitude, Yakuza 6: The Song of Life ne manque pas d’à-côtés avec cinquante-et-un sous-scénarios et des mini-jeux immersifs, véritables jeux dans le jeu. On pense notamment au baseball pour lequel Kiryū doit recruter de nouveaux joueurs, ainsi qu’au Clan Creator, mêlant gestion et stratégie. L’ex-yakuza y constitue une armée pour défendre les rues d’un gang appelé JUSTIS.

Yakuza Kiwami 2 | 2017

Yakuza Kiwami 2

Après la modernisation du premier épisode, Ryu Ga Gotoku Studio réalise Yakuza Kiwami 2. Ce remake complet tourne sous le Dragon Engine et exploite les assets et les systèmes de Yakuza 6: The Song of Life. L’histoire est identique à celle de 2006 : Kazuma Kiryū a quitté le monde des yakuzas pour se consacrer à sa fille adoptive, Haruka Sawamura. Mais il reprend du service pour stabiliser les relations entre le clan Tojo et l’Alliance Omi. Il croise alors la route de Ryuji Goda, le Dragon du Kansai, qui le perçoit comme un rival.

De nombreux sous-scénarios diffèrent toutefois. Des quêtes ont littéralement disparu au profit de nouvelles, mieux connectées au reste de la série et de Yakuza 0 notamment. Au fil de sa progression, le joueur déverrouille aussi trois chapitres dans le cadre de Majima Saga. Consacrés au chien fou de Shimano, ils détaillent la scission entre Gorō Majima et le clan Tojo, ainsi que l’origine de son aventure entrepreneuriale dans le bâtiment.

Ryu Ga Gotoku Studio a aussi fait l’impasse sur d’autres contenus, comme le quartier Shinseicho qui n’a pas une grande importance dans le scénario. Côté mini-jeux, quelques classiques comme le bowling, le billard et le Club Adam ont été remplacés. Le studio a notamment préféré introduire le Clan Creator de Yakuza 6: The Song of Life ainsi que la gestion de cabaret de Yakuza 0. Ces deux activités font partie des favorites des joueurs de Yakuza.

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Fist of the North Star: Lost Paradise | 2018

Fist of the North Star: Lost Paradise

Fist of the North Star: Lost Paradise sur PlayStation 4 est une adaptation du célèbre shōnen de Buronson et Tetsuo Hara, Ken le Survivant. Étonnamment, Ryu Ga Gotoku Studio le réalise sous le moteur de Yakuza 5, et non le Dragon Engine pourtant plus récent. Mais le format de la série se révèle bien adapté à l’univers du manga, même si la fidélité n’est pas toujours de mise. On pense par exemple à Kenshirō qui prend vie par l’intermédiaire du même doubleur que Kazuma Kiryū.

L’action se déroule dans une version apocalyptique des années 90, alors que Kenshirō erre dans la désert à la recherche de Yuria, kidnappée par Shin. Il entend toutefois une rumeur selon laquelle sa bien-aimée serait toujours en vie dans la mystérieuse ville d’Eden, épargnée par le cataclysme nucléaire. Cette cité fortifiée, sous la forme d’une zone ouverte, sert d’environnement à Fist of the North Star: Lost Paradise qui ne répète pas exactement l’histoire de l’œuvre d’origine. Les sous-scénarios développent d’ailleurs des intrigues inédites.

La principale différence provient des combats puisque le joueur doit valider des QTE pour réaliser les techniques du Hokuto Shinken. On retrouve néanmoins les activités habituelles de Yakuza : simili-baseball, marchand, gestion de cabaret, classiques de SEGA dont Black Belt… Régulièrement, Kenshirō traverse les zones désertiques qui entourent la « Cité des Miracles » au volant d’un buggy, tout en écoutant des musiques issues de Super Monkey Ball et Binary Domain.

Ryū ga Gotoku Online | 2018

Ryū ga Gotoku Online

Au contraire d’autres séries de la maison SEGA, comme Sonic par exemple, Like a Dragon n’a qu’un seul représentant dans l’univers du jeu mobile. Il s’agit de Ryū ga Gotoku Online, un gacha à mi-chemin entre JRPG et jeu de cartes à collectionner. Il s’inspire énormément de Destiny Child, qui a fermé ses portes le 21 septembre 2023. Le joueur doit effectivement constituer des équipes de cinq combattants en recrutant, en équipant et en faisant évoluer divers personnages. Certains sont issus de la série, tels Ichiban Kasuga, apparu pour la première fois ici, Gorō Majima, Haruka Sawamura, Kazuma Kiryū… D’autres proviennent d’anime populaires, à l’occasion de collaborations, comme Psycho-Pass, Golden Kamui ou encore Tokyo Revengers.

Le système de combat se révèle extrêmement simple. Quand certaines jauges sont pleines (attaque, coup spécial, Heat Actions), le joueur n’a qu’à toucher l’écran, glisser une carte ou réaliser un QTE parfois. Des armes apparaissent de temps à autre sur l’arène et provoquent une furie de quelques secondes. Entre les missions, les personnages peuvent se reposer au cabaret club Spica et tenter séduire les hôtesses qui s’y trouvent.

Ryū ga Gotoku Online comporte différents scénarios dont un est consacré à Ichiban Kasuga et un autre à Ryuji Goda, l’antagoniste charismatique de Yakuza 2. Mais bien qu’il soit possible de télécharger l’APK pour y jouer en dehors du Japon, les dialogues ne sont pas traduits en anglais. Devant le volume de texte que comporte l’application, un bon niveau de japonais est nécessaire pour profiter de l’histoire.

Judgment | 2018

Judgment

Judgment se déroule dans le même univers que les autres épisodes de Yakuza, à Kamurochō. Le joueur incarne Takayuki « Tak » Yagami, ex-avocat qui s’est bâti une solide réputation en prouvant l’innocence de Shinpei Okubo, accusé d’une série de meurtres. Mais son univers vacille lorsque son client assassine sa petite amie avant de brûler leur appartement. Tak se se convertit alors au métier de détective privé, accompagné de son acolyte Kaito, ex-yakuza. Ils se retrouvent dans une spirale de meurtres visant une famille du clan Tojo. L’écriture alterne toujours entre la noirceur du quartier pour les missions principales, et son absurdité bien connue pour les sous-missions.

En réalité, le titre est extrêmement similaire à Yakuza 6: The Song of Life. Ils partagent effectivement le même moteur, le Dragon Engine, les mêmes assets ainsi que le même système de combat. Expert en arts martiaux, Tak peut passer d’un style à l’autre pour contrôler les foules ou prendre l’avantage en un contre un. Une surcouche de gameplay donne véritablement le sentiment d’incarner un détective, avec des filatures, des courses-poursuites, des enquêtes ou l’usage de drones.

Judgment regorge enfin d’activités annexes avec plus de cinquante affaires, des salles d’arcade, des jeux de carte, des courses de drones et un étrange board game en VR, étonnamment lucratif.

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Yakuza: Like a Dragon | 2020

Yakuza: Like a Dragon

Yakuza: Like a Dragon est une véritable révolution en mettant en scène un nouveau protagoniste et en transformant profondément le système de combat. Comme Kazuma Kiryū, Ichiban Kasuga est condamné à quinze ans derrière les barreaux pour couvrir son patriarche. Mais en sortant de prison, l’ex-yakuza est abandonné par son clan. Pour lever le voile sur cette trahison, il gravit petit à petit tous les échelons de la société. Il n’est pas seul cependant : les intrigues d’un infirmier devenu SDF, d’un policier mis à pied et d’une hôtesse esseulée se recoupent avec celle d’Ichiban.

En lieu et place des mécaniques de beat ’em all, les combats prennent désormais la forme d’un RPG au tour par tour. On retrouve les systèmes habituels du genre avec divers jobs (cuisiner, musicien, hôtesse) qui font office de classes, des invocations, des « sorts » élémentaires… Mais la structure reste celle des autres épisodes, avec une narration étalée sur quinze chapitres dans une zone ouverte. Cinquante-deux sous-scénarios complètent l’histoire avec auto-dérision.

Bien que l’on explore succinctement Kamurochō et Sōtenbori, la majeure partie de l’action se déroule à Isezaki Ijincho. Le quartier croule sous les activités : karting, cinéma, ramassage de déchets, académie… Mention spéciale à la gestion d’entreprises, particulièrement lucrative et au cours de laquelle Ichiban acquiert puis exploite diverses sociétés.

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The Yakuza Remastered Collection | 2020

The Yakuza Remastered Collection

Les 9 août 2018, 17 janvier 2019 puis 20 juin de la même, SEGA a édité trois restaurations des épisodes PlayStation 3 sous les titres de Yakuza 3 Remastered, Yakuza 4 Remastered et Yakuza 5 Remastered. Quasiment tous les épisodes de la série sont depuis disponibles sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X et PC, de Yakuza Kiwami à Like a Dragon: Infinite Wealth en passant par cette trilogie. Chaque épisode présente une résolution en 1080p et un framerate à 60FPS, ainsi que de nouvelles localisations. Pas de versions françaises hélas, mais du contenu absent des versions occidentales du Yakuza 3 d’origine a alors ressurgi pour une expérience plus authentique que jamais.

L’éditeur a ensuite compilé ces trois classiques sous une même bannière, The Yakuza Remastered Collection, disponible au téléchargement sur consoles et PC. Une édition physique est tout de même sortie sur PlayStation 4 dans un coffret luxueux, incluant un boîtier PlayStation 3 (sans disque) pour Yakuza 5. Sa fonction ? Remplir l’espace des étagères des collectionneurs laissé vide par ce cinquième opus, n’étant sorti chez nous qu’en édition numérique sur le PlayStation Store.

Streets of Kamurocho | 2020

Streets of Kamurocho

Pour célébrer les soixante ans de SEGA, l’éditeur a entrepris de nombreux événements parmi lesquels quatre jeux gratuits sur PC, en édition limitée, à la gloire de la marque. Il s’agissait d’Armor of Heroes, Endless Zone, Golden Axed et Streets of Kamurocho. Les utilisateurs de Steam n’avaient que quelques jours pour les ajouter à leurs bibliothèques avant leur disparition.

Streets of Kamurocho prend la forme d’un mashup entre Streets of Rage et Like a Dragon. Il s’agit plus précisément d’un hack de Streets of Rage 2 qui fait l’usage d’Arsenal, l’outil d’Empty Clip Studio utilisé pour NHL ’94 Rewind ou Gargoyles Remastered. Le studio a remplacé les sprites par des yakuzas donnant l’impression de jouer à un Like a Dragon « 16 bits ».

Hélas, le titre n’est pas complet et ne comporte qu’une boucle du premier niveau de Streets of Rage 2. Sa difficulté augmente au fur et à mesure et l’expérience ne se conclut que lorsque l’utilisateur perd ses cinq vies. On n’a d’abord le choix qu’entre Kazuma Kiryū et Gorō Majima, mais on peut également débloquer Ichiban Kasuga. Les trois personnages comportent cependant le même gameplay, celui d’Axel Stone. Ils unissent leur force pour empêcher le chaos dans les rues du quartier, après l’assassinat du troisième président du clan Tojo.

Lost Judgment | 2021

Lost Judgment

Dans Lost Judgment, Tak enquête sur le harcèlement d’une jeune fille au sein d’un lycée privé, ainsi que sur l’agression sexuelle commise par un policier à bord d’un wagon. De fil en aiguille et en recollant les morceaux, l’Agence de Détective Yagami se trouve impliquée dans une affaire qui dépasse largement le cadre scolaire et qui s’apparente à un complot national aux multiples ramifications. L’histoire s’éloigne donc plus que jamais du mondes des yakuzas, marquant une scission nette avec Like a Dragon.

Cette suite ne révolutionne cependant pas la formule initiée par Judgment. On retrouve un système de combat similaire à celui de Yakuza 6: The Song of Life, avec un nouveau style, et toutes les mécaniques d’enquête. Des séquences de parkour et d’infiltration étoffent le gameplay et apportent davantage de variété. Il est surtout possible d’explorer Isezaki Ijincho, introduit à l’occasion de Yakuza: Like a Dragon, et de se déplacer en… skateboard.

Lost Judgment regorge surtout d’activités annexes. Une enquête parallèle, se déroulant au lycée Seiryo, donne l’occasion de rejoindre dix clubs et de participer à autant de mini-jeux : danse, robotique, boxe, eSport… Un DLC est en outre consacré à son acolyte ex-yakuza, Les dossiers de Kaito.

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Like a Dragon: Ishin! | 2023

Like a Dragon: Ishin!

SEGA s’est finalement décidé à sortir Ryū ga Gotoku Ishin! chez nous, peut-être inspiré par Ghost of Tsushima, encensé par Toshihiro Nagoshi. Mais le titre n’étant plus de toute première jeunesse, tournant sous le moteur de Yakuza 5, Ryu Ga Gotoku Studio l’a entièrement recréé sous Unreal Engine 4. Like a Dragon Ishin! est donc devenu une réalité pour les joueurs occidentaux, et même un modèle d’édition en étant disponible sur de nombreux systèmes, localisé dans sept langues dont le français, et distribué en édition physique. Dire qu’on a longtemps imaginé ne jamais pouvoir y jouer…

Il se déroule toujours pendant le Bakumatsu et on incarne Ryoma Sakamato, figure historique de la Restauration de Meiji. L’histoire est toutefois romancée. Pour ce remake, le studio a modifié les personnages principaux en faisant appel à des acteurs ayant déjà prêté leurs traits à d’autres épisodes de la série. On retrouve ainsi les visages et les voix de Ryuji Goda, Gorō Majima ou encore Tianyou Zhao, par exemple.

Pour le reste, le gameplay est identique avec quatre styles de combat distincts. Il est néanmoins possible désormais d’utiliser les cartes représentant des soldats au cours des combats réguliers. SEGA a d’ailleurs collaboré avec de multiples personnalités du monde réel : catcheurs, acteurs, cosplayers, influenceurs… Ces cartes spéciales sont disponibles à l’achat en DLC.

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Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erased His Name | 2023

Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erased His Name
  • Action/aventure
  • Développé par Ryu Ga Gotoku Studio | Édité par SEGA
  • PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox One | Xbox Series X | PC – 9 novembre 2023
  • Sous-titré en français – PEGI 18
  • Toute l’actualité du jeu | de la série

Selon Masayoshi Yokoyama, Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erased His Name était à l’origine un DLC. Mais de fil en aiguille et après six mois de développement, le titre est devenu un hors-série à part entière. Son histoire fait le lien entre Yakuza 6: The Song of Life et Like a Dragon: Infinite Wealth, tandis qu’une organisation cherche à entrer en contact avec Kazuma Kiryū, devenu Jōryū après avoir falsifié sa mort.

Le titre signe aussi le retour du système de combat à l’ancienne, façon beat ’em all. Le Dragon de Dojima peut adopter deux postures. Avec le style Yakuza, il administre de puissantes attaques chargées. En Agent toutefois, il fait l’usage de divers gadgets (montre-grappin, cigarettes explosives…).

L’action se déroule enfin entre Isezaki Ijincho, largement raboté pour l’occasion, Sōtenbori et le très évocateur Château. Ce dernier prend la forme d’une arène et s’accompagne de quelques casinos. Cet épisode reste moins riche néanmoins que les opus canoniques, car les sous-scénarios manquent à l’appel. Ils sont remplacés par des missions génériques dans le cadre du réseau d’Akame. Mais les activités regorgent tout de même avec des jeux Master System, des salles d’arcade comprenant SEGA Classic Racing 2 (alias Daytona USA 2: Battle on the Edge) ainsi que le fameux Pocket Circuit.

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Like a Dragon: Infinite Wealth | 2024

Like a Dragon: Infinite Wealth

Like a Dragon: Infinite Wealth est un épisode à venir dans la série. Prévu pour le 26 janvier 2024 sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X et PC, il fera suite à Yakuza: Like a Dragon. Deux protagonistes sont à l’affiche, à savoir Ichiban Kasuga et Kazuma Kiryū, le Dragon de Dojima. Les mécaniques de gameplay seront à nouveau celles d’un RPG au tour par tour. On ne manquera pas de mettre l’article à jour dès la sortie du jeu.

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