vendredi 26 février 2021
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Test de Dai Gyakuten Saiban: Naruhodō Ryūnosuke no Bōken

Développé et édité par Capcom
Sorti le 9 juillet 2015 et disponible sur 3DS, Android et iOS

Entre Dual Destinies et Spirit of Justice, Shu Takumi a imaginé Dai Gyakuten Saiban, un hors-série de Phoenix Wright: Ace Attorney qui se situe à la fin du XIXème siècle. Bien que Capcom ne l’ait pas sorti en Occident et qu’il ne possède pas de liens avec les épisodes canoniques, le considérer comme un Phoenix Wright de remplissage serait une grave erreur !

Dai Gyakuten Saiban: Naruhodō Ryūnosuke no Bōken n’est pas un épisode au rabais, bien au contraire. À l’inverse de Ace Attorney Investigations: Miles Edgeworth et de l’improbable Professeur Layton vs. Phoenix Wright: Ace Attorney, cet épisode n’entend pas offrir une nouvelle expérience d’un point de vue du gameplay. C’est son cadre qui fait la différence puisqu’il se situe pendant l’ère Meiji. Le joueur incarne Naruhodō Ryūnosuke, l’ancêtre de Phoenix Wright qui, par un concours de circonstances, va s’entraîner au métier d’avocat dans une Londres victorienne. Dai Gyakuten Saiban est construit comme un récit initiatique d’une quarantaine d’heures avec un jeune Japonais qui découvre le Vieux Contient de la pire façon qui soit.

Comme dans chaque épisode canonique, des gimmicks de gameplay lui sont spécifiques, notamment les grandes déductions aux côtés de Sherlock Holmes — oui, LE Sherlock Holmes. Le grand détective propose ponctuellement une chronologie d’événements pour résoudre un mystère ; et à chaque fois, tout est faux bien évidemment. À vous de corriger ses déductions pour que s’imbriquent correctement les rouages des crimes.

Au cours des procès, la petite nouveauté vient des jurés qu’il faut convaincre en plus du juge et qui se comportent aussi comme de véritables girouettes. Comme dans Professeur Layton vs. Phoenix Wright: Ace Attorney, il arrive au cours des contre-interrogatoires que plusieurs témoins se trouvent à la barre. Pendant la démonstration de l’un d’entre eux, un autre personnage peut avoir une réaction qu’il faut pointer du doigt pour faire émerger la vérité.

Bien que dans l’ensemble il soit très classique, Dai Gyakuten Saiban tente de déconstruire quelques-uns de ses codes et notamment sa structure, un peu moins académique que d’habitude. L’un des chapitres ne se conclut pas par un procès, ce qu’on peut parfaitement trouver frustrant. Un autre, découpé en huit parties, ne fait pas s’alterner enquête et procès : il propose quatre segments d’enquête puis quatre segments d’affilée au tribunal, pour de longues démonstrations à la Cour de la Couronne.

Le passionnant scénario réserve de très nombreux voltefaces, l’essence même de Phoenix Wright. Les enquêtes s’inscrivent dans une intrigue qui dépasse Naruhodō et ses acolytes et qui appelle une suite, sortie depuis 2017 (Dai Gyakuten Saiban 2: Naruhodō Ryūnosuke no Kakugo). On regrette que quelques personnages ne soient pas aussi charismatiques que le laisse suggérer leur chara-design, notamment le procureur Lord van Zieks que l’on annonce comme « la Faucheuse » mais qui ne laisse pas un souvenir plus terrifiant que cela.

La réalisation est en tout cas superbe avec des animations cinq étoiles et l’une des bandes originales les plus épiques de toute la saga. Et si Dai Gyakuten Saiban se conjugue au passé, il fait aussi souffler un vent de fraîcheur très appréciable sur Phoenix Wright avec de nouveaux personnages très attachants. L’humour si caractéristique de la série se charge de donner des couleurs à la noirceur de cette grande aventure.

À propos de la traduction The Great Ace Attorney

Capcom n’ayant pas sorti Dai Gyakuten Saiban aux États-Unis et en Europe, le jeu n’a jamais bénéficié d’une traduction officielle en anglais. Le titre n’est toutefois pas longtemps resté cloîtré au Japon puisque Scarlet Study, une équipe de traduction composée d’une trentaine d’amateurs, a réalisé une localisation complète de cet épisode. Dai Gyakuten Saiban est un visual novel composé d’environ 32 000 boîtes de dialogues, comprenant elles-mêmes une quinzaine de mots. Absolument tout a été traduit en anglais !

Le patch de traduction peut être installé sur Android ou 3DS et fonctionne même avec la cartouche originale sur cette dernière, à condition que votre console accepte les jeux japonais. Toutes les étapes d’installation sont décrites sur le site de Scarlet Study. L’équipe travaille actuellement sur la traduction de la suite : Dai Gyakuten Saiban 2: Naruhodō Ryūnosuke no Kakugo.

Télécharger le patch de traduction en anglais de Dai Gyakuten Saiban >

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2 Commentaires

  1. Hello ! C’est sympa de voir des découvertes de jeux pas du tout sortis en Europe sur Actua.

    J’ai joué qu’au premier Phoenix Wright et il était pas mal. Mais j’ai arrêté car il était en anglais 🙂 Le Dai Gyakuten Saiban a l’air bien, mais où est Dick Gumshoe :))) ? Kidding

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